Nous vivons dans une période de changements qui modifient la face du monde. Le plus important ?
L’apparition d’internet et des réseaux sociaux.
Utilisés principalement pour le partage de photos, de vidéos ou de news, ils occupent une place considérable dans la communication et l’établissement des relations publique. Cependant, les réseaux sociaux peuvent aussi mener à des addictions, des comparaisons malaisantes, à la formation de mouvements sociaux ou encore au « retargeting » et à l’espionnage des donnés. En prenant de l’ampleur, ces derniers phénomènes peuvent constituer des armes ou des faiblesses géopolitiques.
Nous vivons dans une période pleine de changements, et ce, sur plusieurs plans. Un des changements les plus importants a été l’accès à l’information en temps réel. Internet, ordinateurs, smartphones, et réseaux meublent aujourd’hui la vie sur tous les continents. Pour une grande partie de la population, ils ne sont plus un luxe, mais un service normalisé. Cette capacité d’accès à internet et aux technologies a facilité l’insertion et l’impact des réseaux sociaux sur nos vies. Ils sont devenus un mode de vie et un impératif pour beaucoup.
Combien compte-t-on de personnes accrochées à leurs smartphones à la quête de la moindre nouveauté sur les réseaux sociaux ? Comment certains ou certaines changent de manière de vivre ou de penser sous leur influence ? Pourquoi tant d’entreprises emploient les réseaux sociaux comme canal pour leurs communications et basent leurs stratégies sur le marketing digital ? Ce n’est pas anodin, et cela montre à quel point les réseaux sociaux gouvernent le monde d’aujourd’hui.
Au prime abord, un réseau social désigne un concept dans les sciences sociales. Aujourd’hui, le terme « réseau social » s’apparente plus à celui de « média social ». Il désigne dans ce cas une plateforme interactive sur le web. Ces plateformes permettent à leurs utilisateurs de créer, de générer des contenus et de partager ce qu’ils souhaitent avec leur réseau de connaissances.
Les réseaux sociaux sont pour de nombreuses personnes un moyen de communiquer avec leurs proches.
En effet, on dénombre plusieurs types de réseaux sociaux :
- A but professionnel, avec des créations et recherches de contacts professionnels (LinkedIn)
- A but de divertissement, avec du partage de contenu amusant ou pour des amis (Instagram, Snapchat, Facebook, YouTube, TikTok…)
- A but d’influence, avec un fort taux de partage d’idées et de commentaires sur des sujets variés (Télégram, Twitter…)
- A but de messagerie (WhatsApp, Messenger, WeChat…)
Une des théories la plus répandue dans le monde, est celle des six (ou sept) degrés de séparation entre deux personnes, consistant à dire que deux personnes seraient connectées ente elles par six autres entités. Elle a été prouvé par l’expérience de Stanley Milgram en 1967, consistant à faire passer une lettre de mains en mains, pour savoir combien de gens l’auraient eu avant qu’elle n’arrive au destinataire final (et voulu). Le résultat à démontré qu’il existait environ 6,6 personnes reliant à chaque fois c’est deux entités. Cependant, avec l’arrivé des réseaux sociaux, le nombre de séparations devrait s’être réduit à environ 4,74 personnes. En effet, la communication et la rencontre de personnes s’y fait beaucoup plus rapidement ; mais comment exactement ?
Et bien grâce au « clustering » et au graphe, des méthodes consistant respectivement à relier les personnes qui présente des caractéristiques communes ou qui sont abonnées entre elles. L’algorithme propose donc sans cesse de faire découvrir aux utilisateurs des amis d’amis ou encore les passions, centre d’intérêts et comptes aimés par leurs connaissances. Grâce à ces fonctionnalités des réseaux sociaux et aux appels, publications et partages de photos et vidéos, le sentiment de distance s’amenuise.
Cependant, ils n’ont pas pour seul avantage le divertissement et les liens familiaux et sociaux. S’il y a bien un domaine dans lequel les réseaux sociaux sont importants, c’est celui des entreprises, du marketing et de la communication. Et en effet, cela fonctionne mieux que n’importe quelle autre publicité. L’impression que d’autre personne partage notre avis, nos goûts, notre vie, nos pensées donnent envie au gens d’agir comme ces compère et donc d’acheter ou faire les mêmes choses.
Cependant, cela devient vite un danger pour l’utilisateur. Les lieux de socialisation en ligne peuvent par exemple vite constituer des caisses de résonance. Sans démarche proactive de curiosité, les algorithmes favorisent notre inclinaison naturelle à fréquenter des gens qui pensent comme nous. Malgré le fait que l’on se sente diversifié dans nos relations ou activités, on manquera alors cruellement de hauteur sur certains sujets, et cela peut finir par nous jouer des tours dans notre vie personnelle ou professionnelle. De plus, à l’intérieur de se graphe, reliant les personnes au même opinions, les idées y circules plus rapidement et facilement, confortant les gens dans leur actions et créant de véritables cercles vicieux d’influence ou aucune nouvelle opinions ne peut rentrer, pouvant causer de véritables problèmes de mouvements extrêmes.
Les grands médias en parlent désormais régulièrement. Un des danger des réseaux sociaux est de considérer le contenu qui y est proposé comme une retranscription fidèle de la réalité. Or, qu’il s’agisse d’amis ou à plus forte raison d’influenceurs, le contenu partagé sur les réseaux est la plupart du temps filtré et construit pour être flatteur. Tout ceci favorise la comparaison sociale, l’envie, la jalousie, le ressentiment ou la dévalorisation de soi.
Ce n’est donc pas la réalité, mais outre le fait que ça suffise à démoraliser des centaines de milliers de personnes sur les réseaux, et que ces algorithmes peuvent mettre à bas psychologiquement des populations entières, cela favorise aussi la divulgation de « fake News » par les utilisateurs essayant de paraître plus intéressant.
Un des véritable défi d’aujourd’hui est donc la vérification de l’authenticité des vidéos et publications ; et c’est là que l’on se rend bien compte que les réseaux sociaux servent aussi à espionner les ennemies d’enfance, les crushs ou, plus fréquemment que ce que l’on peut croire, les pays voisins et adversaires. Effectivement, de nombreuses organisations essayent maintenant de démêler le vrai du faux, dans le but d’observer et de comprendre les démarches militaire par exemple, de la Russie dans le cas de la guerre d’Ukraine, ou encore de trouver des indices sur une enquête policière ou journalistique. En regroupant toute les publications et vidéo prises on peut réussir à retranscrire ce qui c’est passé à un certain moment, comprendre la mentalité des gens face à une situation ou encore suivre les mouvements de populations à condition de réussir à ne se baser que sur des informations exactes. Les réseaux sociaux sont donc aussi un outils essentiels pour s’informer des dynamiques mondiales et géopolitiques.
Les réseaux sociaux, petit à petit, gagnent du terrain et prennent subtilement une place de choix dans le monde et dans la vie des humains. Ils influencent la vie, les choix et comportements d’une grande partie de la population mondiale. En effet, les algorithmes des réseaux mettent souvent en avant les publications des personnes qui on le plus d’abonnés, ou celle au centre de notre graphe, et ils ne sont pas nommés influenceurs pour rien ! De part, ce qu’ils partage tous au long de la journée, que ce soit des éléments de leur vie, de leurs idées ou leur positionnement politique, les personnes plus jeunes (mais pas seulement !) finissent finalement par les idolâtrer et considérer que ce qu’ils disent et pensent est la pure vérité.
La politique, le monde des affaires, la religion, la société… Il suffit qu’une entreprise prenne position concernant un fait d’actualité pour gagner ou perdre des clients. C’est aussi cela, le marketing sur les réseaux sociaux.
Les GAFAM sont les entreprises les plus puissantes du web et de la technologie, voire du monde. Elles sont admirées par certains et craintes par d’autres. Un exemple de leur pouvoir est le marketing comportemental. La fréquence des recherches ou achats faits par des personnes est connue et permet aux entreprises de faire leurs communications et marketing en conséquence.
Mais utilisant le « retargeting », une étude de marché spécifique des utilisateurs, elles enregistrent dans leurs serveurs, des données qui deviennent de réelles armes commerciales. Savoir statistiquement ce que les habitants d’un pays ou d’une régions préfèrent permet aux entreprises et au pays d’être au front pour vendre leurs produits et services en premier. Cependant, l’accès aux informations de chaque personnes, représente un risque géopolitique pour les pays dont leur données ne sont globalement plus privées et celles les plus secrètes, susceptible d’être divulguées ou simplement trouvées par un pays adverse qui peux s’en servir à ses propres fins. De nombreux pays comme la France, se battent donc pour que ces données restent dans leur territoire mais c’est souvent une bataille perdue d’avance…

« Si c’est gratuit, vous êtes le produit. »
Cette phrase si bien formulée prend tout son sens dans l’univers des réseaux sociaux. La communication, le marketing digital, les célébrités, les présidents, tous s’en servent. Ces réseaux sont d’autant plus attrayants par leur gratuité. On ne payepas pour les utiliser, et pour cause. Les utilisateurs deviennent le « produit » des réseaux sociaux. Ceux-ci feront donc tout leur possible pour les garder près d’eux, en leur proposant sans cesse une nouvelles publication, une publicité ou en envoyant une notification pour chaque nouveauté sortie. Cependant, plus le temps d’une personne est passé sur ces plateformes, plus sa capacité à réfléchir par elle-même est réduite et comme le prouvent de nombreuses études scientifiques plus cette personne devient influençable dans ses choix et décisions. Sur de grande échelle (nationale par exemple) ce phénomène peut constituer un risque géopolitique pour le pays. Les personnes y perdent leur temps mais reviennent tout de même le lendemain et le surlendemain comme si dans le cas inverse, elle allaient rater une information de la plus haute importance, qui allait être publiée. Consulter les réseaux sociaux devient une obligation ou pire, une addiction…
