Armes géopolitiques et cyberviolence

Le cyberespace est un enjeu géopolitique majeur du monde contemporain. Espace d’affirmation de la puissance des États, le cyberespace est contrôlé par un nombre restreint d’acteurs, les GAFAM
et les BATX. Le rôle sans cesse croissant, joué par le cyberespace dans l’économie et la sphère politique, fait naître de nombreuses tensions entre ses différents acteurs. Si le risque d’une cyberguerre est à craindre à long terme, à court terme, on observe une recrudescence des cyberattaques menées par des activistes, des cybercriminels, voire les services militaires ou de renseignement de certains États. Mais aussi une influence de l’opinion publique nationale ou internationale qui se trouvent plus facile à exploité, principalement par l’intermédiaire des GAFAM, diffuseurs de l’information (moteurs de recherche, algorithmes de réseaux sociaux) et de la communication entre les internautes (messageries, réseaux sociaux).

Le cyberespace, un environnement d’information et de communication créé par l’interconnexion planétaire des systèmes et des réseaux numériques, s’affirme comme un espace majeur de coopération et d’affirmation de la puissance des États, mais aussi de conflictualité entre ses différents acteurs.
Longtemps dominé par les GAFAM, le cyberespace voit émerger de nouveaux acteurs depuis les années 2010, notamment les BATX chinoises.
Le cyberespace est en effet, devenu un lieu incontournable de production de la connaissance. Ainsi, les activités politiques, sociales, culturelles et surtout économiques en sont de plus en plus dépendantes, ce qui en fait un espace stratégique pour les États, les FTN et les citoyens.


L’organisation institutionnelle, économique et politique des États, ainsi que la vie quotidienne des populations, dépend en effet toujours plus des espaces numériques. Et la souveraineté des États mène à un nombre grandissant de menaces dans le cyberespace, ces menaces prenant trois formes : le sabotage, l’espionnage et la subversion (c’est-à-dire la contestation de l’ordre établi).
Cet espace constitue donc bien une arme géopolitique qui permet aussi d’influencer l’opinion publique nationale ou internationale, principalement par l’intermédiaire des GAFAM (réseaux sociaux) qui ont une place prépondérante dans la diffusion de l’information (moteurs de recherche, algorithmes de réseaux sociaux) et dans la communication entre les internautes (messageries, réseaux sociaux).
Le cyberespace est donc en proie à de nombreuses tensions générées par différents acteurs. Et les cyberattaques, ne sont pas seulement commises par des États par des groupes d’activistes, des organisations terroristes ou encore des organisations criminelles qui pratiquent le rançonnage ou le vol de données en ligne. Exemple: En 2011, suite à des manifestations étudiantes à Karthoum en plein Printemps arabe, le président soudanais Omar el-Béchir décida de la création de groupes de cyberdjihadistes, dont la mission était de faire taire les groupes anti-gouvernementaux sur les réseaux sociaux. L’État islamique, pour sa part, a utilisé la propagande et les cyberattaques pour influencer l’opinion publique mondiale en sa faveur.


Les États s’efforcent donc de protéger au mieux les données qui transitent dans le cyberespace des menaces extérieures et plaident pour la mise en place d’une gouvernance mondiale dans le domaine de la cyberdéfense afin d’entraver les menaces qui pèsent sur la liberté d’Internet, la protection des données numériques et le pouvoir de l’influence. Et vont mettre progressivement en place une gouvernance européenne dans le domaine de la cyberdéfense pour résoudre ce problème.

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